Matteo Caroulle, 1er prix au concours "poster doctorant" lors de la Journée Scientifique 2026 de la GS Biosphera
Matteo Caroulle est étudiant en thèse dans l'équipe "Facteurs de Transcription et Architecture" FTA, sous la direction de Patrick Laufs directeur de recherche INRAE, ainsi que de Florian Jabbour, équipe Morpho-Anatomie et Développement des Plantes - MADP, professeur au "Muséum national d'Histoire naturelle" MNHN. Son poster concernant l'étude de l'évolution du pistil a reçu ce prix lors de la Journée Scientifique 2026 de la GS Biosphera parmi la dizaine de posters mis au vote des participants.
Projet de thèse - Evolution, développement et génétique des carpelles chez les Angiospermes
Les angiospermes se distinguent par leur fleur, au cœur de laquelle se trouve un gynécée — une structure formée d’un ou plusieurs carpelles, protégeant les ovules puis les graines après fécondation. Si la plupart des carpelles partagent une architecture commune (ovaire, style, stigmate), leur diversité morphologique est colossale, résultant de combinaisons variables entre le nombre, la position, le degré de fusion et la forme des carpelles. Les mécanismes développementaux et les acteurs moléculaires impliqués dans la formation du gynécée commencent à être élucidés, notamment chez des modèles comme Arabidopsis thaliana. Or les différentes parties de l’architecture du gynécée n’ont pas bénéficié de la même attention. En croisant génétique, développement et évolution, ce projet de thèse en botanique évolutive vise à décrypter les origines de cette diversité morphologique. L’objectif ? Éclairer l’histoire évolutive des angiospermes à l’échelle de toutes les plantes à fleurs, en combinant des approches transdisciplinaires pour comprendre comment ces structures se sont adaptées et diversifiées.
Poster – Aperçu de l'évolution de la surface réceptrice du pollen
Le stigmate, surface réceptacle du pollen chez les angiospermes, possède une importance fonctionnelle majeure : c’est ici que germe le pollen, première étape de la fécondation. Pourtant, malgré son rôle central, sa diversité morphologique et son évolution restent énigmatiques, même chez des modèles comme Arabidopsis thaliana. Pour percer ces mystères, nous avons croisé morphologie, phylogénie et développement cellulaire : d’une part, en analysant un ensemble de données issue de la littérature scientifique en couvrant 45 % des familles d’angiospermes, et d’autre part, en étudiant la formation des stigmates, révélant la présence de certains mécanismes cellulaires dans leurs tissus. Nos reconstructions phylogénétiques suggèrent une histoire évolutive complexe du stigmate. Ce poster pose les bases du projet PAPILLA, lauréat d’un financement de la GS Biosphera (axe Biodiversité), porté par Patrick Laufs en collaboration avec des équipes de l’Université Paris-Saclay et du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).
Projet PAPILLA, les équipes impliquées
> équipe IJPB "Facteurs de Transcription et Architecture" FTA
> "Génétique, Évolution et Écologie de la Morphologie Florale" GE2MorF, Institut Diversité, "Écologie et Évolution du Vivant" IDEEV
> Morpho-Anatomie et Développement des Plantes - MADP, "Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité" ISYEB, "Muséum national d'Histoire naturelle" MNHN
> POPS: La plateforme transcriptomique, "Institute of plant Sciences Paris-Saclay" IPS2
Une recherche développée à l’Institut Jean-Pierre Bourgin - Sciences du Végétal en collaboration.
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